Thursday, 15 January 2026

Thursday's Serial: “Journal Spirituel” by Sœur Marie de Saint-Pierre (in French) - X.

 

18

Voulez-vous marcher dans mes voies?

    Lettre du 6 juin 1844

« Je vais vous rendre compte, comme vous me l’avez ordonné, de ce qui s’est passé dans mon âme depuis le 16 mars, jour où il me sembla que Notre-Seigneur me disait :

— Voulez-vous marcher dans mes voies ?

M’étant soumise à son bon plaisir, Il me donna sa croix et ses épines. Alors ce divin Époux m’a dépouillée de tout le sensible et jetée dans les ténèbres, tentations et pauvreté. L’Œuvre de la Réparation est en moi comme un feu qui me brûle et qui me fait plus ou moins souffrir comme il plaît au bon Dieu. Dans toutes mes prières je ne cesse de demander au Seigneur qu’Il daigne sauver la France et établir dans toutes les villes du royaume son œuvre de réparation et susciter des hommes apostoliques pour cette fin.

— Vous voyez bien, mon doux Jésus, que je ne peux rien faire pour cette œuvre, pauvre et misérable créature; veillez donc faire passer dans le cœur de celui qui peut vous rendre service en cette œuvre tout ce que je souffre !

Le jour que j’étais députée pour faire la communion de voeu au Sacré-Cœur de Jésus, Notre-Seigneur voulut bien, par pitié pour ma faiblesse, me donner un peu de consolation. Il me fit sentir sa présence, enleva mon âme et la perdit en Lui pendant près de deux heures. Alors, dans ce calme si délicieux, je crus entendre sa douce voix qui me disait à peu près ces paroles :

— Mon enfant, courage et confiance; gravez ces paroles dans votre cœur. Oh ! si vous saviez le profit pour votre âme qui souffre ces peines, vous me remercieriez de vous les avoir données. Je viens pour vous visiter, mais non pour rester avec vous d’une manière sensible. Vous boirez le calice ; mais consolez-vous ; quoique vous ne me verrez point, je ne serai pas loin de vous, car je tiendrai ce calice pendant que vous le boirez. Après cette épreuve, je vous ferai goûter mes consolations. Vous avez bien mérité ces peines par vos infidélités ; cependant, ce n’est pas pour m’en venger : ce n’est que par bonté que je vous donne ces souffrances.

Alors je pris la liberté de demander à Notre-Seigneur si la couronne que je Lui faisais pour glorifier son Nom et honorer des mystères Lui était agréable. Il me dit :

— Tout ce qu’on fait pour ma gloire est pour moi délicieux.

Il m’engagea à faire cet exercice quand je serais dans l’impuissance de faire mon oraison.

Après ces deux heures de consolation, je suis retournée dans mon état de souffrance.

Quelque temps, Notre-Seigneur me fit sentir qu’Il fallait que j’aie recours à sa sainte Enfance, dont je portais un écoulement des peines qu’Il portait alors; car Il avait un grand désir de travailler à la gloire de son Père et cependant, Il souffrait l’infirmité et l’impuissance de l’enfance. Il attendait en silence les heures marquées par la volonté de son Père. Depuis cette inspiration, je suis toute appliquée à Jésus Enfant. Je remets entre ses mains l’Œuvre de la Réparation et à son intention, j’attendrai en silence les moments de Dieu, ne voulant que sa sainte Volonté.» [1]

 

[1] Lettre du 6 juin 1884.

 

 

19

La blessure du blasphème

    Lettre du 19 novembre 1844

« Il y a près de huit mois que Notre-Seigneur ne s’était communiqué à mon âme au sujet de cette œuvre (de la Réparation); Il me conduisait par une voie de sécheresse et de ténèbres et de tentations. J’ai cependant continué, par la grâce de Dieu, à faire réparation à son divin Nom pour les blasphémateurs. Mais je confesse avoir un peu tombé dans les pièges de Satan, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour m’en dégoûter. Après m’être humiliée devant Dieu de ma négligence, en priant Notre-Seigneur de vouloir bien se choisir un plus digne instrument, ce divin Sauveur a bien voulu alors me favoriser de nouvelles lumières malgré mon indignité, en me faisant connaître l’état déchirant où le mettent les blasphémateurs, le désir qu’Il avait de l’établissement de cette œuvre de Réparation pour la gloire de son divin Père. Notre-Seigneur m’a fait entendre qu’il fallait sans cesse prier Dieu par les mérites de son Fils et le désir de sa gloire qu’Il avait quand Il était sur la terre, pour obtenir cette œuvre à la gloire se son Nom. Ce divin Sauveur m’a fait entendre que les hommes ne sont pas capables de comprendre l’injure que Dieu reçoit par ce péché de blasphème;[1] et Il m’a fait entendre que ces pécheurs Lui perçaient le Cœur et faisaient de Lui un second Lazare, couvert de plaies. Il m’a invité à imiter les chiens qui consolaient le pauvre, en venant lécher ses plaies. Il m’a fait comprendre que je Lui rendais un grand service en employant ma langue à glorifier tous les jours les saint Nom de Dieu, méprisé et blasphémé par les pécheurs, sans considérer si cet exercice me donnait des consolations intérieures, mais de penser qu’il cicatrisait ses divines plaies et Lui causait une grande satisfaction. Il me semblait qu’Il me disait :

— Faites tous vos efforts pour l’établissement de cette œuvre. Je vous donne tous mes mérites pour l’obtenir de mon Père; demandez en mon Nom et elle vous sera accordée...». [2]

«C’est dans le Sacré-Cœur de Jésus que j’ai trouvé cette Œuvre de la Réparation: c’est aussi dans ce divin Cœur brûlant de zèle pour la gloire de son Père, que je la remets, par les mains de la très Sainte Vierge et du glorieux saint Joseph, sous la protection des Anges et des Saints, en implorant la divine miséricorde de Dieu, qui a daigné se servir d’un si vil instrument.

Je déclare avec simplicité, pour la plus grande gloire de Dieu, que c’est moi-même, Sœur Marie de Saint-Pierre de la Sainte Famille, carmélite indigne, qui ai reçu ces lumières pour l’Œuvre de la Réparation des blasphèmes, malgré mon indignité, et qui les ai écrites dans ce présent cahier, par obéissance à mes Supérieurs et pour la plus grande gloire de Dieu, et aussi l’acquit de ma conscience; car je tremble à la vue de la mission que Dieu m’a imposée. Elle doit sauver bien des âmes, si les desseins de Dieu sont accomplis. Je déclare aussi que j’ai parlé dans la vérité et dans la simplicité de mon âme et que j’en ferais le serment s’il était nécessaire pour la gloire de Dieu. Maintenant, je crois inutile de garder ces lettres que j’ai exactement copiées ; c’est pourquoi je vais les brûler.» [3]

 

[1] Saint Alphonse de Liguori disait: « Le blasphème, sous toutes ses formes, si multipliées de nos jours, est, d’une façon toute spéciale, l’abomination de Dieu. C’est le plus horrible de tous les péchés; c’est un péché qui est d’ordinaire irrémissible, car c’est le crime de lèse-majesté divine, le crime qui s’attaque directement à Dieu; aussi Dieu ne le pardonne-t-il presque jamais » (Tannoia, “Vie de saint Alphonse”, liv. IV, chap. XV).

Dans ses dernières années, la saint docteur, parlant de la France, disait: « Le blasphème est une cause de malédiction sur la terre. Pauvre France! je te plains, et je plains tant de pauvres innocents qui seront enveloppés dans ta disgrâce » (Tannoia, “Vie de saint Alphonse”, liv. IV, chap. XXIV).

[2] Ici se termine la première relation de la Sœur sur les événements qui ont rapport à la Réparation en général.

[3] Lettre du 19 novembre 1844.

 

 

20

D'autres faits

La visite d’un prêtre

«Un ecclésiastique, qui avait quelque connaissance de l’œuvre, vint un jour me demander des prières dans le but d’obtenir deux grâces, l’une pour un de ses confrères et l’autre pour lui-même: il s’agissait pour tous deux de sauver l’âme et la réputation de deux personnes auxquelles ils s’intéressaient.

— Je crois déjà à l’œuvre dont Notre-Seigneur vous a chargée; mais, afin d’être plus sûr, demandez-lui ces deux grâces comme signe de sa volonté. S’il vous les accorde, je vous promets que mon confrère et moi nous nous consacrerons à la propager — promit l’ecclésiastique.

Pensant que Jésus en tirerait sa gloire, j’acceptai la proposition, disant à ce prêtre que j’allais m’occuper, en esprit d’obéissance, de la mission dont il me chargeait, parce que, quand je demandais quelque grâce à Notre-Seigneur par cet esprit, je l’obtenais plus facilement; il approuva cela et il me quitta. J’allai bien vite devant le Saint-Sacrement prier le bon Sauveur de défendre sa cause pour la gloire de son Nom et de vouloir bien, en sa miséricorde, accorder à ces deux ecclésiastiques les grâces qu’ils désiraient, lui promettant qu’ils seraient ensuite deux défenseurs de son Nom blasphémé par les pécheurs, ainsi qu’ils s’y étaient engagés; enfin je dis tout ce que ma petite éloquence pouvait me fournir pour toucher le divin Cœur, et je commençai une neuvaine à cette intention. Notre-Seigneur donna la preuve qu’on voulait avoir afin de connaître la vérité de son œuvre; le soir même de ce jour, l’ecclésiastique qui m’avait parlé reçut la grâce qu’il souhaitait, et son confrère reçut la sienne un peu plus tard; il nous dit même que le Seigneur avait exaucé ses vœux au delà de toute espérance, et que la désolante affaire en question avait tourné à la gloire de Dieu et au bonheur de ceux qui avaient été d’abord si affligés.» [1]

Le duc d’Orléans

«Un dimanche matin, je faisais mon oraison ordinaire; je n’avais aucune pensée au sujet du duc d’Orléans, dont j’avais vaguement appris l’accident; je n’avais pas même songé à prier pour ce pauvre prince depuis son décès; son souvenir s’est présenté à moi. Pendant l’office des heures, j’ai senti tout à coup, par une vive impression, que son âme souffrait en purgatoire et qu’il fallait la secourir. Il me semblait que plus je m’approchais du divin Cœur de Jésus, plus aussi mon émotion augmentait, les larmes me gagnaient, et j’avais peine à psalmodier; alors je me sentis toute portée vers cette âme souffrante que le Seigneur désirait sauver de ces flammes. Ayant fait pour elle la sainte communion, Jésus m’inspira d’offrir aussi pour elle, à son divin Père, tous ses mérites infinis; et, pendant mon action de grâces, il me sembla que mon âme se rencontrait avec elle en Notre-Seigneur. Je lui dis alors :

— Pauvre prince, que vous reste-t-il des grandeurs et des richesses de ce monde? Vous voilà bien aise, aujourd’hui, d’avoir la communion d’une pauvre carmélite; souvenez-vous de moi lorsque vous serez dans le ciel.

Notre-Seigneur me portait à prier pour lui avec une charité extraordinaire, beaucoup plus vive que celle que j’ai jamais éprouvée pour mes parents, même les plus proches. Il me suggéra d’offrir, à cette intention, tout ce qu’il a souffert lorsqu’on l’a couronné d’épines et travesti en roi de théâtre en sa divine Passion, et j’ai passé le reste de la matinée à prier pour le prince devant le tableau qui représente Jésus en cet état.

J’ai dit trois fois dans la journée, aux pieds du Saint-Sacrement, les six Pater, Ave et Gloria Patri, afin de gagner les nombreuses indulgences attachées à ces prières, et qui sont applicables aux morts. Le lendemain, lundi, j’ai encore été pressée de recevoir la sainte communion à la même intention. Cette âme souffrante est comme liée à mon âme; je la porte partout, et toutes les mortifications que je fais sont pour elle.» [2]

«Voilà que je touche à la fin de la quinzaine de jours que vous m’avez permis d’offrir à Dieu en faveur de l’âme qui m’occupe, m’abandonnant au bon plaisir divin pour souffrir tout ce qu’il jugerait à propos afin d’obtenir cette délivrance. Permettez-moi de vous rendre compte de tout ce qui s’est passé en moi à ce sujet, depuis le 26 février jusqu’au 19 mars.

Je vous dirai tout simplement que mon âme était, envers celle du pauvre prince, comme une mère qui a un enfant malade, dont la tendresse l’excite incessamment à chercher quelque bon remède pour le guérir; la nuit comme le jour je pensais à la soulager; enfin j’ai prié mon saint ange gardien de ne point me laisser de repos qu’elle ne soit au ciel. Je crois qu’il m’a exaucé charitablement, car je me sentais sans cesse engagée par un sentiment surnaturel à offrir pour cette fin tout ce que je faisais. Toutes mes communions, hors une seule que mon devoir me prescrivait d’offrir pour une de nos sœurs défuntes, toutes, dis-je, je les ai faites en faveur de cette âme. Le saint sacrifice de la Messe, beaucoup de chemins de Croix et les mortifications que vous m’aviez permises, voilà ce que j’ai eu la consolation de présenter à Dieu pour elle. J’ai peu souffert corporellement; vous m’avez vu le visage enflé, mais ma plus grande peine était de n’en pas avoir davantage; c’est mon âme que Notre-Seigneur a fait souffrir. A cette douce union et à cette paix intérieure dont il m’avait gratifiée a succédé l’orage: il s’est caché; il m’a fait vivement sentir ma misère et ma grande indignité; la nuit a succédé à la lumière. Si le divin Maître me frappait d’une main, il me soutenait de l’autre et me donnait le courage de lui dire :

— Mon Dieu, afin que cette pauvre âme vous possède plus vite et vous glorifie pour moi, j’accepte ces peines; pourvu que je ne vous offense point, Seigneur, voilà tout ce que je désire.

La fête de notre père saint Joseph approchait; je m’y suis disposée par une neuvaine, suppliant ce grand saint, à cette occasion, d’obtenir de Dieu la délivrance désirée, et promettant de continuer les pénitences qui m’étaient permises. La veille de la solennité, mon émotion a redoublé; j’étais dans un tourment inexprimable par la vivacité de mon désir. Au réfectoire j’avais plutôt envie de pleurer que de manger; mon âme était blessée, mais c’était vraiment d’un sentiment tout à fait surnaturelle, car je n’ai jamais connu ce prince. Si j’ai senti la privation que peut m’imposer mon vœu de pauvreté, ah! c’est bien en ce jour! Si j’avais encore possédé quelques fonds, assurément je m’en serais servie pour faire acquitter des messes; mais une pensée est venue me consoler; je me suis dit :

— J’ai tout donné à mon céleste Époux ; par conséquent, il s’est donné réciproquement à moi ; ainsi ses biens m’appartiennent.

Alors, pleine de confiance, j’ai offert au Père éternel tous les trésors de son divin Fils pour suppléer à ma pauvreté, et je me suis unie aux prêtres qui célébraient le saint sacrifice.

Ensuite Notre-Seigneur me fit sentir que je devais encore pratiquer un acte de charité pour cette âme souffrante, lui offrir, à son intention, la sainte communion que j’allais faire, et gagner ainsi pour elle une indulgence applicable aux morts. J’y accédai, non sans un peu de peine, car en cette grande fête de notre saint Ordre, je comptais bien penser un peu à notre intérêt particulier et m’appliquer à moi-même le fruit ce cette indulgence; mais puisque Notre-Seigneur en disposait autrement, je me suis soumise à sa sainte volonté, me conformant à ce qu’il m’avait inspiré, et j’ai encore intercédé pour le prince de toutes les forces de mon âme et de toute l’affection de mon cœur.

Depuis ce jour, ma Révérende Mère, je ne suis plus inquiétée; je me sens tout à fait déchargée; je ne puis plus dire pour lui que le Laudate. Je crois que mes petits services, unis aux ferventes prières de nos sœurs, ont pu le soulager. La très sainte Vierge aura sans doute obtenu son salut, et notre père saint Joseph son entrée dans le ciel; car j’espère, et j’ai l’intime confiance, qu’à la fête de ce grand saint il aura été délivré du purgatoire. Dieu, toutefois, ne m’en a pas donné une certitude surnaturelle, j’adore ses desseins, sans désirer les pénétrer, car j’en suis indigne. Ce prince, comme on le sait, est mort d’un accident bien terrible et sans le secours de notre sainte religion; mais un acte d’une sincère contrition a pu obtenir son salut: la miséricorde de Dieu surpasse toutes ses œuvres.» [3]

 

[1] Document A, page 86.

[2] Document particulier, page 4.

[3] Lettre du 20 mars ?.

Wednesday, 14 January 2026

Wednesday's Good Reading: "O Segredo de La Salette" by Luis Dufaur (in Portuguese)

 

Dificuldades na transcrição da visão

Maximin e Mélanie foram beneficiados por um privilegiado e manifesto auxílio sobrenatural para serem fiéis a tudo que tinham visto ou ouvido. Este fato não evitou que a complexidade da visão e as limitadas forças intelectuais dos videntes criassem dificuldades para verter a aparição no papel.

Maximin era pouco hábil em redação. Em 1851 foi necessário que reescrevesse tudo, devido às manchas de tinta do seu escrito. Sua escassez de recursos reflete-se na redação.

O modo como se deu a revelação também contribui para um certo vai e vem na ordem cronológica do relato dos videntes.

Houve sucessivas redações do segredo resultantes desse esforço de explicitação dos videntes, em especial de Mélanie.

 

O segredo na sua forma mais completa

Os videntes só aceitaram revelar o segredo antes de 1858 por obediência, e com a finalidade de ser levado ao conhecimento exclusivo do Papa.

Este foi o motivo da primeira redação oficial do segredo, feita por Maximin em 3 de julho de 1851, e por Mélanie três dias depois.

Em 1853 o novo bispo de Grenoble, Mons. Ginoulhiac, ordenou que eles voltassem a verter o segredo no papel. Todas estas redações ficaram sob sigilo no Vaticano.

Em 1858, ano da aparição de Nossa Senhora em Lourdes, os videntes ficaram liberados da obrigação do silêncio e deram a público o segredo.

Mélanie enviou ao Papa, o Beato Pio IX, uma redação mais aprimorada.

No resto da vida, tanto Mélanie quanto Maximin responderam a inúmeras consultas e pedidos de esclarecimento.

Transcreveremos a seguir na íntegra a versão histórica do segredo que é conservada no Vaticano como a mais completa.

É uma redação mais extensa, feita por Mélanie em 21 de novembro de 1878, considerada definitiva pela vidente.

Assim começa o segredo:

 

    “Mélanie, o que vou dizer-vos agora não ficará sempre segredo, podereis publicá-lo em 1858.

    “Os sacerdotes, ministros de meu Filho, pela sua má vida, sua irreverência e impiedade na celebração dos santos mistérios, pelo amor do dinheiro, das honrarias e dos prazeres, tornaram-se cloacas de impureza.

    “Sim, os sacerdotes atraem a vingança e a vingança paira sobre suas cabeças.

    “Ai dos sacerdotes e das pessoas consagradas a Deus, que pela sua infidelidade e má vida crucificam de novo meu Filho!

    “Os pecados das pessoas consagradas a Deus bradam ao Céu e clamam por vingança.

    “E eis que a vingança está às suas portas, pois não se encontra mais uma pessoa a implorar misericórdia e perdão para o povo.

    “Não há mais almas generosas, não há mais ninguém digno de oferecer a vítima imaculada ao [Pai] Eterno em favor do mundo”.

    “Deus vai golpear de modo inaudito. Ai dos habitantes da Terra. Deus vai esgotar sua cólera, e ninguém poderá fugir a tantos males acumulados.

    “Os chefes, os condutores do povo de Deus negligenciaram a oração e a penitência. E o demônio obscureceu suas inteligências.

    “Transformaram-se nessas estrelas errantes, que o velho diabo arrastará com sua cauda para fazê-las perecer.

    “Deus permitirá à velha serpente introduzir divisões entre os que reinam, em todas as sociedades e em todas as famílias. Sofrer-se-ão tormentos físicos e morais.

    “Deus abandonará os homens a si mesmos e enviará castigos que se sucederão durante mais de trinta e cinco anos.

    “A sociedade está na iminência dos flagelos mais terríveis e dos maiores acontecimentos. Deve-se esperar ser governado por uma chibata de ferro e beber o cálice da cólera de Deus”.

    “Que o Vigário de meu Filho, o Soberano Pontífice Pio IX, não saia mais de Roma depois do ano 1859. Mas seja firme e generoso, combata com as armas da fé e do amor. Eu estarei com ele.

    “Que ele não confie em Napoleão [III]. Seu coração é falso, e quando ele quiser tornar-se ao mesmo tempo papa e imperador, Deus se afastará dele.

    “Ele é como a águia que, querendo subir sempre mais, cairá sobre a espada da qual queria se servir para obrigar os povos a o elevarem.

    “A Itália será punida, pela ambição de querer sacudir o jugo do Senhor dos Senhores. Será também entregue à guerra, o sangue correrá por todo lado.

    “As igrejas serão fechadas ou profanadas.

    “Os sacerdotes e os religiosos serão expulsos. Serão entregues à morte, e morte cruel. Vários abandonarão a fé, e o número dos sacerdotes e religiosos que se afastarão da verdadeira Religião será grande.

    “Entre essas pessoas encontrar-se-ão até bispos.

    “No ano de 1864, Lúcifer e um grande número de demônios serão soltos do inferno. Eles abolirão a fé pouco a pouco, até nas pessoas consagradas a Deus.

        O bem-aventurado Pe. Luís Eduardo Cestac (1801 - 1868) contemplou em visão esse início da invasão diabólica e, como que em pânico, implorou uma oração para resistir. Então, Nossa Senhora lhe ditou uma, hoje muito rezada. Veja em 1864: La Salette, a soltura de Lúcifer e a oração para resistir aos demônios soltos

    “Eles as cegarão de tal maneira que, salvo uma graça particular, adquirirão o espírito desses maus anjos.

    “Várias casas religiosas perderão inteiramente a fé e perderão muitas almas.

    “Os maus livros abundarão sobre a Terra, e os espíritos das trevas espalharão por toda parte um relaxamento universal em tudo o que se refere ao serviço de Deus. Eles terão grandíssimo poder sobre a natureza.

    “Existirão igrejas para cultuar esses espíritos. Pessoas serão transportadas de um lugar a outro por esses espíritos maus, até sacerdotes, porque não se terão conduzido pelo bom espírito do Evangelho, que é um espírito de humildade, caridade e zelo pela glória de Deus.

    “Far-se-ão ressuscitar mortos e justos (quer dizer, tais mortos tomarão a figura de almas justas que viveram na Terra, para seduzir mais os homens; esses supostos mortos ressuscitados, que não serão outra coisa senão o demônio encarnado nessas figuras, pregarão outro evangelho contrário ao do verdadeiro Jesus Cristo, negando a existência do Céu). Ou ainda almas de condenados.

    “Todas essas almas aparecerão como unidas a seus corpos. Em todos os lugares haverá prodígios extraordinários, porque a verdadeira fé se apagou e uma falsa luz ilumina o mundo.

    “Ai dos príncipes, da Igreja que então estarão ocupados apenas em amontoar riquezas acima de riquezas, salvaguardar sua autoridade e dominar com orgulho!

    “O Vigário de meu Filho terá muito que sofrer, porque durante algum tempo a Igreja será entregue a grandes perseguições. Será o tempo das trevas, e a Igreja passará por uma crise pavorosa.

    “Tendo sido esquecida a santa fé em Deus, cada indivíduo desejará guiar-se por si próprio e ser superior a seus semelhantes.

    “Serão abolidos os poderes civis e eclesiásticos.

    “Toda ordem e toda justiça serão calcados aos pés.

    “Não se verá outra coisa senão homicídios, ódio, inveja, mentira e discórdia, sem amor pela pátria e sem amor pela família.

    “O Santo Padre sofrerá muito. Eu estarei com ele até o fim, para receber o seu sacrifício.

    “Os maus atentarão várias vezes contra sua vida sem poder abreviar seus dias, mas nem ele nem seu sucessor ... verão o triunfo da Igreja de Deus.

    “Os governantes civis terão todos um mesmo objetivo, que consistirá em abolir e fazer desaparecer todo princípio religioso para dar lugar ao materialismo, ao ateísmo, ao espiritismo e a toda espécie de vícios.

    “No ano 1865 ver-se-á a abominação nos lugares santos. Nos conventos as flores da Igreja serão apodrecidas, e o demônio tornar-se-á como que o rei dos corações.

    “Que os dirigentes das comunidades religiosas estejam atentos em relação às pessoas que devem receber, porque o demônio usará toda sua malícia para introduzir nas ordens religiosas pessoas entregues ao pecado, pois as desordens e o amor aos prazeres carnais estarão espalhados por toda a Terra.

    “A França, a Itália, a Espanha e a Inglaterra estarão em guerra. O sangue correrá nas ruas, o francês combaterá contra o francês, o italiano contra o italiano.

    “A seguir haverá uma guerra geral, que será horrorosa. Durante certo tempo Deus não se lembrará mais da França nem da Itália, porque o Evangelho de Jesus Cristo não será mais conhecido.

    “Os maus estenderão toda sua malícia. Até nas casas as pessoas matar-se-ão e massacrar-se-ão mutuamente.

    “Ao primeiro golpe de sua espada fulgurante [refere-se a Deus], as montanhas e a natureza inteira tremerão de espanto, porque as desordens e os crimes dos homens transpassarão a abóbada celeste.

    “Paris será queimada, e Marselha engolida [pelas águas].

    “Várias grandes cidades serão abaladas e tragadas por tremores de terra. Crer-se-á que tudo está perdido. Só se verão homicídios, e se ouvirão apenas ruídos de armas e blasfêmias.

    “Os justos sofrerão muito. Suas orações, sua penitência e suas lágrimas subirão até o céu e todo o povo de Deus pedirá perdão e misericórdia. E pedirá minha ajuda e intercessão.

    “Jesus Cristo, por um ato de sua justiça e de sua grande misericórdia em relação aos justos, ordenará a seus anjos que deem morte a todos os seus inimigos.

    “De repente os perseguidores da Igreja de Jesus Cristo e todos os homens entregues ao pecado perecerão, e a Terra tornar-se-á como um deserto.

    “Então será feita a paz, a reconciliação de Deus com os homens. Jesus Cristo será servido, adorado e glorificado. A caridade florescerá por toda parte.

    “Os novos reis serão o braço direito da Santa Igreja, a qual será forte, humilde, piedosa, pobre, zelosa e imitadora das virtudes de Jesus Cristo.

    “O Evangelho será pregado por toda parte e os homens farão grandes progressos na fé, porque haverá unidade entre os operários de Jesus Cristo e os homens viverão no temor de Deus.

    “Esta paz entre os homens não será longa. Vinte e cinco anos de safras abundantes lhes farão esquecer que os pecados dos homens são a causa de todas as desgraças que sucedem na terra.

    “Um precursor do Anticristo, com tropas de várias nações, guerreará contra o verdadeiro Cristo, único Salvador do mundo, derramará muito sangue e tentará aniquilar o culto de Deus, para se fazer cultuar como um deus”.

    “A Terra será atingida por toda espécie de flagelos (além da peste e da fome, que serão gerais).

    “Haverá guerras até a última guerra, que será movida pelos dez reis do Anticristo, cujo objetivo será o mesmo e serão os únicos a governarem o mundo.

    “Antes que isto aconteça, haverá uma espécie de falsa paz no mundo. Não se pensará em outra coisa, senão em se divertir. Os maus se entregarão a toda sorte de pecados.

    “Mas os filhos da Santa Igreja, os filhos da fé, meus verdadeiros imitadores, acreditarão no amor de Deus e nas virtudes que me são mais caras. Felizes essas almas humildes conduzidas pelo Espírito Santo!

    “Eu combaterei junto a elas até que atinjam a plenitude da idade”.

    “A natureza exige vingança por causa dos homens e estremece de pavor, na espera do que deve acontecer à Terra emporcalhada de crimes.

    “Tremei, ó Terra, vós que fizestes profissão de servir a Jesus Cristo, mas que no vosso íntimo adorais a vós próprios.

    “Tremei, pois Deus vos entregará a seu inimigo, porque os lugares santos estão imersos na corrupção. Muitos conventos não são mais casas de Deus, mas pastagens de Asmodeu e os seus [demônios].

    “Durante esse tempo nascerá o Anticristo de uma religiosa hebraica, uma falsa virgem que terá comunicação com a velha serpente.

    “E o mestre da impureza, seu pai, será bispo. Ao nascer, vomitará blasfêmias e terá dentes. Numa palavra, será o diabo encarnado.

    “Dará gritos aterrorizadores, fará prodígios, alimentar-se-á só de impurezas. Terá irmãos que, embora não sejam como ele outros demônios encarnados, serão filhos do mal.

    “Aos doze anos eles se farão notar pelas valorosas vitórias que obterão. Logo estará cada um à testa de exércitos, assistidos por legiões do inferno.

    “As estações mudarão, a terra só dará maus frutos, os astros perderão seus movimentos regulares, a Lua não projetará senão uma débil luz avermelhada.

    “A água e o fogo darão ao globo terrestre movimentos convulsivos e horríveis tremores de terra, que engolirão montanhas, cidades, etc..

    “Roma perderá a fé e se tornará sede do Anticristo.

    “Os demônios do ar, junto com o Anticristo, farão grandes prodígios na terra e nos ares.

    “E os homens se perverterão cada vez mais. Deus tomará sob seus cuidados os fiéis servidores e os homens de boa vontade, o Evangelho será pregado por toda parte, todos os povos e todas as nações terão conhecimento da verdade.

    “Eu dirijo um premente apelo à Terra. Apelo aos verdadeiros discípulos do Deus vivo que reina nos Céus. Apelo aos verdadeiros imitadores de Jesus Cristo feito homem, o único e verdadeiro Salvador dos homens.

    “Apelo aos meus filhos, meus verdadeiros devotos, aqueles que se deram a mim para que eu os conduza a meu divino Filho, aqueles que levo por assim dizer nos meus braços, que vivem de meu espírito.

    “Enfim, apelo aos Apóstolos dos Últimos Tempos, aos fiéis discípulos de Jesus Cristo que viveram no desprezo do mundo e de si próprios, na pobreza e na humildade, no desprezo e no silêncio, na oração e na mortificação, na castidade e na união com Deus, no sofrimento e desconhecidos do mundo.

    “É chegado o tempo para que eles saiam e venham iluminar a Terra. Ide e mostrai-vos como meus filhos amados. Estou convosco e em vós, contanto que vossa fé seja a luz que vos ilumina nestes dias de desgraças.

    “Que vosso zelo vos faça como que famintos da glória e honra de Jesus Cristo. Combatei, filhos da luz, pequeno número que isto vedes, pois aí está o tempo dos tempos, o fim dos fins.

    “A Igreja será eclipsada, o mundo estará na consternação.

    “Mas eis Enoc e Elias cheios do Espírito de Deus. Eles pregarão com a força de Deus, os homens de boa vontade acreditarão em Deus e muitas almas serão consoladas.

    “Eles farão grandes progressos, pela virtude do Espírito Santo, e condenarão os erros diabólicos do Anticristo.

    “Ai dos habitantes da Terra! Haverá guerras sangrentas e fome, peste e doenças contagiosas. Haverá chuvas feitas de saraivadas espantosas de animais, trovoadas que abalarão as cidades, terremotos que engolirão países.

    “Ouvir-se-ão vozes pelos ares. Os homens baterão as cabeças contra as paredes. Pedirão a morte, e por outro lado a morte será seu suplício. O sangue correrá de todo lado.

    “Quem poderá resistir, se Deus não diminuir o tempo da prova? Deus se deixará dobrar pelo sangue, lágrimas e orações dos justos.

    “Enoc e Elias serão mortos. Roma pagã desaparecerá. O fogo do céu cairá e consumirá três cidades.

    “Todo o universo será tomado de terror, e muitos se deixarão seduzir, porque não adoraram o verdadeiro Cristo vivo entre eles.

    “Chegou a hora, o sol se obscurece, só a fé viverá.

    “Chegou o tempo, o abismo se abre. Eis o rei dos reis das trevas, eis a Besta com seus súditos, dizendo ser o salvador do mundo. Ele se elevará orgulhosamente nos ares para ir até o céu.

    “Será asfixiado pelo sopro de São Miguel Arcanjo. Cairá. E a Terra, que durante três dias terá estado em contínuas evoluções, abrirá seu seio cheio de fogo.

    “Ele será submerso para sempre, com todos os seus, nos despenhadeiros eternos do inferno.

    “Então a água e o fogo purificarão a Terra e consumirão todas as obras do orgulho dos homens, e tudo será renovado. Deus será servido e glorificado”.

 

Termina aqui o Segredo, que foi transcrito integralmente.

Para mais comparações com outras profecias fidedignas, esclarecimentos e comentários confira os posts do nosso blog relativos a cada parte aqui transcrita.

 

Fonte: Michel Corteville – René Laurentin, “Découverte du Secret de La Salette — Au-delà des polémiques, la vérité sur l'apparition et ses voyants”, Fayard, Paris, 2002.

 

You can read the original article with illustrations here.

Tuesday, 13 January 2026

Tuesday's Serial: Book of the Prophet Amos (translated into Portuguese) - VII.

 

Amós, 7

1. Eis o que me mostrou o Senhor Javé:

uma nuvem de gafanhotos

no tempo em que a forragem começa a crescer.

Era a forragem depois da ceifa reservada ao rei.*

2. Quando os gafanhotos acabaram de devorar a erva da terra,

eu disse: “Se­nhor, tende misericórdia!

Como poderá resistir Jacó, sendo ele tão pequeno?”.

3. O Se­nhor arrependeu-se.

“Isso não acontecerá’’ – disse o Senhor.

4. Eis o que ainda me mostrou o Senhor Javé:

o Senhor Javé chamava o fogo para exercer o castigo.

O fogo, tendo devorado o grande abismo,

consumia também os campos.*

5. Então, disse eu: “Cessai, Se­nhor Javé!

Como poderá resistir Jacó, sendo ele tão pequeno?”.

6. O Senhor arrependeu-se.

“Pois tampouco isso há de acontecer” – disse-me o Senhor.

7. Eis o que me mostrou o Senhor Javé:

o Senhor estava de pé sobre um muro a prumo,

com um prumo na mão.*

8. “Que estás vendo, Amós?” – perguntou-me –.

Eu disse: “Um prumo” –

“Eis que vou passar ao prumo o meu povo de Israel”

– replicou o Senhor –, “

e não lhe perdoarei mais.

9. Os lugares altos de Isaac serão devastados,

os santuários de Israel serão destruídos;

eu me levantarei e brandirei a espada contra a casa de Jeroboão.”*

10. Amasias, sacerdote de Betel, mandou dizer a Jeroboão, rei de Israel: “Amós conspira contra ti no meio dos israelitas. A terra não pode mais suportar os seus discursos. 11.Ele diz que Jeroboão perecerá pela espada e que Israel será deportado para longe de seu país!”. 12. Amasias disse a Amós: “Vai-te daqui, vidente, vai para a terra de Judá e ganha lá o teu pão, profetizando. 13. Mas não continues a profetizar em Betel, porque aqui é o santuário do rei, uma residência real”. 14. Amós respondeu a Amasias: “Eu não sou profeta nem filho de profeta. Sou pastor e cultivador de sicômoros.* 15. O Senhor tomou-me de detrás do meu rebanho e disse-me: Vai e profetiza contra o meu povo de Israel. 16. Ouve, pois, agora, a palavra do Senhor: Tu me dizes:

Não profetizarás contra Israel,

não falarás contra a casa de Isaac.

17. Pois bem! Eis o que diz o Senhor:

Tua mulher será violada em plena cidade,

teus filhos e tuas filhas cairão sob a espada,

teu campo será repartido a cordel;

quanto a ti, morrerás em uma terra impura,

e Israel será deportado para longe de seu país”.*

 

Notas de rodapé:

7:1-3 - Amós vê uma visão de Deus enviando gafanhotos para devorar a terra. Esta visão é uma representação do juízo iminente sobre Israel devido à sua corrupção e pecado. A súplica de Amós pela misericórdia de Deus destaca a intercessão como um meio de evitar o juízo (veja também Jeremias 18:7-8 e 1 Timóteo 2:1).

7:4-6 - Amós tem uma segunda visão, desta vez de um grande fogo, simbolizando a destruição de Israel. A misericórdia de Deus se manifesta, retardando o castigo, mas a mensagem é clara: o pecado traz consequências devastadoras (veja também Mateus 3:10-12 e Hebreus 12:29).

7:7-9 - Deus revela a visão do prumo, indicando que Israel está sendo medido e encontrado em falta. O prumo é uma ferramenta para medir a retidão, e essa visão representa a falha moral e espiritual de Israel (veja também Isaías 28:17 e Zacarias 2:1-2).

7:10-17 - O sacerdote Amazias se opõe a Amós, acusando-o de ser um profeta subversivo. Amós, no entanto, declara a palavra do Senhor com coragem, revelando que a destruição de Israel será inevitável, mas que o julgamento será justo (veja também 2 Crônicas 18:12-22 e Atos 5:40-42).