Friday, 6 March 2026

Friday's Sung Word: "Ererê" by Getúlio "Amor" Marinho (in Portuguese).

 This song was written using slang and the way of speaking used by descendants of slaves around 1935.

 

Ererê, Ererê
Samba turemê
Ererê, Ererê
Samba turemê

Eu querê doi tenderê
de ganga de salacô
Saravá meu cafioto
Pra esse que ié mió

Moreque o que ocê tem?
Nosso vai desbaraiá
Abre o ôio com esse dumba
Se não ôce vai guendá.

Esse dumba enterou
Pé de meia na terê
Pra ocê meu cafioto
Fica por ele banzeiro

 
You can listen "Ererê" sug by Moreira da Silva with the Gente do Amor band

Thursday, 5 March 2026

Thursday's Serial: “Journal Spirituel” by Sœur Marie de Saint-Pierre (in French) - XVII.

 

36

La publication de l'abrégé

Extraits...

«J’espérais que Notre-Seigneur avait exaucé mes vœux, et que je ne serais plus obligée d’écrire;[1] mais il n’en est pas ainsi, car il m’a communiqué certaines choses qu’il veut que je fasse connaître; ainsi je me soumets à son bon plaisir: Fait!»

 

«Notre aimable et divin Sauveur m’a fait entendre des plaintes sur son amour méconnu dans le très Saint-Sacrement de l’autel, par le manque de foi des chrétiens, et il a heureusement lié mon cœur et mon esprit à ses pieds, afin que je lui tienne compagnie dans cet abandon, en adorant sa très Sainte-Face, cachée sous le voile de l’Eucharistie. Oui, c’est par cet auguste sacrement que Jésus, notre Sauveur, veut communiquer aux âmes la vertu de sa très Sainte-Face. Elle est là, plus éclatante que le soleil, et il m’a promis de nouveau d’imprimer dans les âmes de ceux qui l’honoreraient les traits de sa divine ressemblance.

Notre-Seigneur m’a fait voir, à l’aide d’une comparaison aussi simple que juste, que les impies par leurs blasphèmes attaquaient son adorable Face, et que les fidèles la glorifiaient par les hommages de louange rendus à son Nom et à sa personne.

Le mérite est dans les personnes, mais la gloire qui les accompagne est dans leur nom; il la fait éclater lorsqu’on le prononce, le mérite ou le démérite d’une personne passe en son nom. Le très saint Nom de Dieu exprime la divinité, et renferme en lui toutes les perfections du Créateur; il suit de là que les blasphémateurs de ce Nom sacré attaquent Dieu lui-même. Maintenant rappelons-nous ces paroles de Jésus: “Je suis en mon Père, et mon Père est en moi.”[2] Jésus s’est rendu passible par l’Incarnation, et c’est lui qui a souffert, en sa Face adorable, les outrages faits par les blasphémateurs au Nom de Dieu, son Père. Notre-Seigneur m’a fait voir qu’il y avait quelque chose de mystérieux sur la face d’un homme d’honneur méprisé; oui, je vois que son nom et sa face ont une liaison particulière. Voyez un homme distingué par son nom et ses mérites, en présence de ses ennemis; ceux-ci ne portent pas la main sur lui, mais il l’accablent d’injures, ils ajoutent à son nom d’amères dérisions, au lieu des titres qui lui sont dus. Remarquez alors ce qui se passe sur la face de cet homme injurié; ne diriez-vous pas que toutes les paroles outrageantes qui sortent de la bouche de ses ennemis viennent se reposer sur sa face et lui font souffrir de rougeur, de honte et de confusion; l’opprobre et l’ignominie qu’elle souffre lui sont plus cruels à supporter que des tourments réels dans les autres parties de son corps. Eh bien, voilà un faible portrait de la Face de Notre-Seigneur outragée par les blasphèmes des impies! Représentons-nous ce même homme en présence de ses amis, qui, ayant appris les insultes qu’il à reçues, s’empressent de le consoler, de le traite selon sa dignité, font hommage à la grandeur de son nom en le qualifiant de tous les titres d’honneur; ne voyez-vous pas alors la face de cet homme ressentir la douceur de ces louanges? La gloire se repose sur son front, et, rejaillissant sur son visage, elle le rend tout resplendissant: la joie brille dans ses yeux, le sourire est sur ses lèvres; en un mot, ses fidèles amis ont guéri les douleurs cuisantes de cette face outragée par ses ennemis, la gloire a passé l’opprobre. Voilà ce que font les amis de Jésus par l’œuvre réparatrice; la gloire qu’ils rendent à son Nom se repose sur cet auguste front, et réjouit sa très Sainte-Face, d’une manière toute spéciale, au très Saint-Sacrement de l’autel.

Ma Révérende Mère, cette comparaison que Notre-Seigneur m’a mise devant les yeux m’a donné un grand jour dans l’esprit; je vois bien clairement, maintenant, que les blasphémateurs font souffrir la Face du Sauveur, et que les réparateurs la réjouissent et la glorifient. Je n’avais jamais fait cette remarque si juste, que la face de l’homme est le siège où viennent se reposer la gloire et l’ignominie. Je vais donc m’appliquer, tout de nouveau, à honorer le Nom et la très Sainte-Face de notre divin Sauveur, qui m’y invite d’une manière si touchante.»[3]

 

«Je reçus cet ordre avec respect, mais je vous confesse ma faiblesse, je fus affligée de ne point trouver en vous cette tendresse qui vous est si ordinaire, et le démon commença de me tenter. Heureusement je courus exposer mes peines à Notre-Seigneur, en versant des larmes, lui disant que cet office de portière était pour moi un continuel martyre, parce qu’il m’arrachait continuellement de sa présence. Après avoir expliqué à ce bon Maître tout ce qui me faisait de la peine en cet emploi, j’ajoutai: “Je ne veux pourtant, mon Seigneur, que ce qui vous glorifiera davantage et ce qui sauvera plus d’âmes. Vous n’êtes pas descendu de la croix, je n’en descendrai pas non plus!...” Et aussitôt j’ai fait acte d’obéissance en lui demandant ma guérison.»

 

«—Ma fille, la solitude ne fait-elle pas vos délices? Durant les premières années que vous avez passées en religion, sans emplois extérieurs, tous vos jours n’étaient-ils pas des jours de fête?

— Oui, Seigneur.

— Eh bien, sachez, ma fille, qu’une religieuse doit être un crucifix vivant. Si vous n’aviez pas ces peines, avec quoi sauveriez-vous les âmes que je remets entre vos mains? Comme preuve que je vous veux dans cette charge et que c’est moi-même qui, par la bouche de votre supérieure, vous ai refusé une seconde portière, je veux que vous soyez guérie à l’instant. Consolez-vous; pour tous ces travaux, je vous donnerai des âmes.[4]

Ah! mon Jésus, je reprends ma petite barque.»

Après la guérison

 

«—Je veux que vous honoriez ma servitude: je ne suis point venu pour être servi, mais pour servir...

Dans un temps de disette, où le pain est très cher, un père de famille ne mériterait-il pas des reproches de sa femme et de ses enfants, si, ayant une bonne maison où il fût à même de travailler toute la journée, il ne voulait travailler que la moitié du jour, et se mettre, par cette conduite, dans le cas de ne point gagner le pain nécessaire à la vie de ses enfants? Eh bien! ma fille, voilà votre portrait. Vous avez des enfants à nourrir, je vous l’ai dit: il faut leur gagner du pain; ils ont besoin de toute votre journée de travail; ne vous exposez pas, par votre paresse, à les entendre vous accuser au jour du jugement.»

 

Nouvelle instruction

«—Ma fille, vous vous plaignez que votre vie ne peut être solitaire à cause de vos occupations; mais savez-vous bien quelle est l’âme solitaire? C’est l’âme maîtresse de ses passions: ainsi, une âme qui immole continuellement sa propre volonté par le sacrifice de l’obéissance devient véritablement une âme solitaire; elle participe en quelque sorte à la solitude de Dieu, en vivant dans sa sainte volonté. Et, au contraire, une âme, dans le silence de la retraite, n’est point solitaire lorsque le bruit de ses passions l’agite, et qu’elle se plaît dans sa volonté propre. Or sachez que la propre volonté est la nourrice des passions.

Voilà, ma Révérende Mère les instructions que Notre-Seigneur a eu la bonté de me donner; maintenant je ne veux plus avoir d’autre volonté que la sienne; je serai portière toute ma vie, s’il plaît à Dieu et à mes supérieurs.»[5]

 

[1] A la suite de la publication, avec l’autorisation de l’Évêque, d’un Abrégé des faits concernant l’établissement de l’œuvre pour la Réparation des blasphèmes. « Cette feuille, destinée à quelques maisons du Carmel — précise l’abbé Janvier — et à un petit nombre d’âmes pieuses, fut soumise en manuscrit à l’archevêque, qui la renvoya à la Mère prieure avec ces mots:

      «Ma Révérende Mère, non seulement je ne désapprouve pas, mais j’adopte pleinement cette pensée; je crois qu’il est bon, nécessaire, et même urgent, de donner la suite que vous indiquez à ces inspirations. Le soin de joindre, aux réparations touchant le blasphème, celles qui sont relatives aux profanations des saints jours, me satisfait entièrement. Il m’a toujours paru que l’idée primitive, qui n’allait qu’au blasphème, et pas au delà, était incomplète et pas suffisamment en rapport avec les besoins et les circonstances. Dans l’écrit se trouve compris tout ce que je voulais y voir.» — Abbé Janvier: “Vie de la Sœur Saint-Pierre”. Larcher - Paris 1884.

[2] Saint Jean: XIV, 11.

[3] «Au milieu de ces faveurs nouvelles, et malgré l’importance que les supérieurs y attachaient, la sœur était toujours retenue dans les pénibles et distrayantes fonctions de portière. Au mois de février 1847, quelques jours après les encouragements donnés par Monseigneur l’Archevêque, elle se trouva très fatiguée. Sentant l’affaiblissement de ses forces et le mauvais état de sa santé, elle profita, en toute simplicité, de cette circonstance pour demander une auxiliaire, qui, sous le titre de seconde portière, pût l’aider dans son office. La Mère prieure lui répondit sèchement qu’elle n’était pas en mesure de la satisfaire, ajoutant qu’il pouvait bien y avoir, dans son désir, un peu de paresse et d’amour-propre, et elle lui ordonna de prier pour le rétablissement de sa santé, de manière à reprendre, après quinze jours, ses exercices réguliers.»

— Abbé Janvier: “Vie de la Sœur Saint-Pierre”. Larcher - Paris 1884.

[4] «L’entretien allait continuer, l’action de grâces n’était pas finie; mais voici qu’un bruyant coup de cloche retentit au tour, et appelle à sa fonction la vertueuse portière. Ce fut comme le signal du sacrifice.»

— Abbé Janvier: “Vie de la Sœur Saint-Pierre”. Larcher - Paris 1884.

[5] Document B, lettre XX. — Elle fut, en effet, portière jusqu’à sa dernière maladie.

 

 

37

“Les plaies que me font les péchés...”

    Lettre du 2 mars 1847

«Depuis une quinzaine de jours, Notre-Seigneur m’avait mise en retraite; il ne s’était point communiqué à mon âme d’une manière extraordinaire; j’étais tout occupée à me renouveler dans mon intérieur, et à  m’humilier à la vue de mes nombreuses infidélités. Ayant fait hier la confession de toutes ces fautes, je me suis ce matin approchée de la sainte Communion, avec la ferme résolution d’être plus fidèle. Comme l’enfant prodigue, je me suis humiliée en disant: “J’ai péché.” Puis, comme je voulais m’anéantir, et le considérer couvert de gloire, il a prononcé ces paroles:

— Ah! ma fille, considérez-moi plutôt couvert de plaies que me font les pécheurs.

Et à l’instant il m’a semblé le voir en cet état; alors il m’a dit:

— Ma fille, approchez et prêtez l’oreille...

Et ce divin Sauveur m’a fait entendre ces lamentables plaintes, qui m’ont brisé le cœur et fait verser un torrent de larmes:

— Je ne suis point connu, je ne suis point aimé, on méprise mes commandements.

Et il a ajouté ces mots, qui me font frémir:

— Les pécheurs sont enlevés de ce monde comme des tourbillons de poussière que le vent emporte, et sont précipités dans l’enfer ; ayez pitié de vos frères, priez pour eux ; essuyez, par votre amour, le sang qui coule de mes plaies ; aimez-moi et ne craignez point ; quand vous élevez votre cœur vers moi par l’amour, je le reçois dans mes mains, alors il est en sûreté.

Ensuite il m’a insinué qu’il était content de ma petite retraité, et il a ajouté:

— Si les méditations que vous avez faites vous ont fait trouver en vous tant de défauts, pensez à une foule de malheureux qui ne méditent jamais ces grandes vérités. Ainsi, travaillez pour vous et pour eux ; faites comme une mère qui ne saurait prendre de nourriture sans partager avec son enfant.

Voilà ce que Notre-Seigneur m’a fait entendre. Oh! que cette perte éternelle des pécheurs me touche vivement! Que je désire ardemment devenir une bonne carmélite pour en gagner beaucoup à Dieu! Aidez-moi, s’il vous plaît, ma Révérende Mère, n’épargnez point mon orgueil et mon amour-propre; il est grand temps que j’immole toute cette méchante nature pour me revêtir de Notre-Seigneur Jésus-Christ.»[1]

 

[1] Document B. Lettre XXI.

 

 

38

C'est le brouillard d'un beau jour qui tombe

La France en danger

    Lettre du 7 mars 1847

«Vous savez que depuis plusieurs mois, Notre-Seigneur m’occupait diversement du salut des âmes. Il me faisait travailler tantôt dans un champ, tantôt dans un autre, selon son bon plaisir. Enfin, Il m’a mise quinze jours en retraite pour purifier mon âme et Il m’a défendu d’en sortir qu’Il ne m’appelât. Pendant ces jours, comme je vous l’ai dit, Il m’a fait voir toute l’ivraie que j’avais moi-même dans le champ de mon âme et j’ai fait la confession de mes fautes. Mais voilà que la voix de Notre-Seigneur s’est fait entendre. Il m’a rappelée, me faisant entendre qu’Il me donnait de nouveau mission pour l’Œuvre de la Réparation des blasphèmes. Voilà trois fois qu’Il m’y invite. Il y a quelque temps qu’Il m’assura que cette œuvre s’établirait. Cela a mis dans mon âme une si grande confiance que, si je voyais la terre et l’enfer traverser cette œuvre, je ne laisserais pas d’espérer dans Celui dont le bras est tout puissant. D’ailleurs, Notre-Seigneur m’a dit qu’Il permettait au démon de traverser ses œuvres pour éprouver la confiance de ses serviteurs. Aujourd’hui, Notre-Seigneur m’a dit:

— Réjouissez-vous ma fille, l’heure approche de la naissance de la plus belle œuvre qui soit sous le soleil. Offrez mon Cœur à mon Père pour l’obtenir.

Voilà plusieurs fois que Notre-Seigneur me presse de prier avec ardeur pour cela; et comme je pensais aux obstacles qui se présentaient:

— C’est le brouillard d’un beau jour qui tombe.

Et Il m’a dit de m’abandonner de nouveau entre ses mains pour souffrir intérieurement et extérieurement tout ce qu’Il voudrait pour l’accomplissement de ses desseins en cette œuvre. Et Il m’a fait remarquer combien je n’étais qu’un faible instrument entre ses mains, qu’Il maniait à son gré. Ce qui est bien vrai, car voilà plusieurs mois que je ne m’occupais pas de l’Œuvre de la Réparation, non par indifférence, mais c’est que Notre-Seigneur m’occupait à d’autres choses. Je ne peux travailler à cette œuvre que par une grâce spéciale de Notre-Seigneur quand Il veut et comme Il veut. Maintenant, je sens que j’ai reçu cette grâce en mon âme; c’est pourquoi, avec la conduite de Notre-Seigneur qui va me diriger, je ne ferai rien que par son propre esprit.

Sit nomen Domini benedictum. »

 

La France en danger

    Lettre du 14 mars 1847

«Permettez-moi de vous rendre compte des tristes impressions que mon âme éprouve. Notre-Seigneur m’a fait entendre aujourd’hui, après la Sainte Communion, que les fléaux dont nous avons été frappés n’étaient que les avant-coureurs de ceux que la Justice divine nous prépare, si on n’apaise pas la colère de Dieu. Et Il m’a montré les péchés de blasphème et les profanations du saint jour du Dimanche sous l’emblème de deux pompes avec lesquelles les pécheurs qui se rendaient coupables de ces actions, attiraient les eaux de sa colère sur la France, et dans lesquelles elle est menacée d’être submergée, si on n’établissait pas cette Œuvre de la Réparation qu’Il donnait dans sa miséricorde à la France, comme moyen de salut.

Ensuite, Notre-Seigneur m’a dit que ces sectaires qu’on appelle communistes, n’avaient fait qu’une incursion; et Il a ajouté:

— Ah! si vous connaissiez leurs machinations secrètes et diaboliques et leurs principes anti-chrétiens! Ils n’attendent qu’un jour favorable pour incendier la France. Demandez donc l’établissement de l’Œuvre de la Réparation à qui de droit peut l’établir, pour obtenir miséricorde.

— Mais, mon divin Maître, ai-je répondu, mes Supérieurs l’ont déjà demandée.

— Cela ne suffit pas, c’est vous qui êtes l’instrument que j’ai choisi et qui devez la demander en mon nom et de ma part.

Voilà à peu près ce que je crois que Notre-Seigneur m’a fait entendre. Je vois bien que ces expressions d’eau et de feu dont Notre-Seigneur s’est servi sont emblématiques pour exprimer les maux dont la France est menacée».

Wednesday, 4 March 2026

Wednesday's Good Reading: "The Fox and the Geese" by unknown writer (in English)

 

    There was once a Goose at the point of death,

    So she called her three daughters near,

    And desired them all, with her latest breath,

    Her last dying words to hear.

 

    "There's a Mr. Fox," said she, "that I know,

    Who lives in a covert hard by,

    To our race he has proved a deadly foe,

    So beware of his treachery."

 

    Build houses, ere long, of stone or of bricks,

    And get tiles for your roofs, I pray;

    For I know, of old, Mr. Reynard's tricks,

    And I fear he may come any day."

 

    Thus saying, she died, and her daughters fair, --

    Gobble, Goosey, and Ganderee, --

    Agreed together, that they would beware

    Of Mr. Fox, their enemy.

 

    But Gobble, the youngest, I grieve to say,

    Soon came to a very bad end,

    Because she preferred her own silly way,

    And would not to her mother attend.

 

    For she made, with some boards, an open nest,

    For a roof took the lid of a box;

    Then quietly laid herself down to rest,

    And thought she was safe from the Fox.

 

    But Reynard, in taking an evening run,

    Soon scented the goose near the pond;

    Thought he, " Now I'll have some supper and fun,

    For of both I am really fond."

 

    Then on to the box he sprang in a trice,

    And roused Mrs. Gobble from bed;

    She only had time to hiss once or twice

    Ere he snapped off her lily-white head.

 

 

 

    Her sisters at home felt anxious and low

    When poor Gobble did not appear,

    And Goosey, determined her fate to know,

    Went and sought all the field far and near.

 

    At last she descried poor Gobble's head,

    And some feathers not far apart,

    So she told Ganderee she had found her dead,

    And they both felt quite sad at heart.

 

    Now Goosey was pretty, but liked her own way,

    Like Gobble, and some other birds."

    'Tis no matter," said she, "if I only obey

    A part of my mother's last words."

 

    So her house she soon built of nice red brick,

    But she only thatched it with straw;

    And she thought that, however the fox might kick,

    He could not get e'en a paw.

 

    So she went to sleep, and at dead of night

    She heard at the door a low scratch;

    And presently Reynard, with all his might,

    Attempted to jump on the thatch.

 

    But he tumbled back, and against the wall

    Grazed his nose in a fearful way,

    Then, almost mad with the pain of his fall,

    He barked, and ran slowly away.

 

    So Goosey laughed, and felt quite o'erjoyed

    To have thus escaped from all harm;

    But had she known how the Fox was employed,

    She would have felt dreadful alarm;

 

    For Gobble had been his last dainty meat,

    So hungry he really did feel, --

    And resolved in his mind to accomplish this feat,

    And have the young goose for a meal.

 

    So he slyly lighted a bundle of straws,

    And made no more noise than a mouse,

    Then lifted himself up on his hind paws,

    And quickly set fire to the house.

 

    'Twas soon in a blaze, and Goosey awoke,

    With fright almost ready to die,

    And, nearly smothered with heat and with smoke,

    Up the chimney was forced to fly.

 

    The Fox was rejoiced to witness her flight,

    And, heedless of all her sad groans,

    He chased her until he saw her alight,

    Then eat her up all but her bones.

 

    Poor Ganderee's heart was ready to break

    When the sad news reached her ear.

    "'Twas that villain the Fox," said good Mr. Drake,

    Who lived in a pond very near.

 

    "Now listen to me, I pray you," he said,

    "And roof your new house with some tiles,

    Or you, like your sisters, will soon be dead, --

    A prey to your enemy's wiles."

 

    So she took the advice of her mother and friend,

    And made her house very secure,

    Then she said, -- "Now, whatever may be my end,

    The Fox cannot catch me, I'm sure."

 

    He called at her door the very next day,

    And loudly and long did he knock,

    But she said to him, -- "Leave my house, I pray,

    For the door I will not unlock;

 

    "For you've killed my sisters I know full well,

    And you wish that I too were dead."

    "Oh dear," said the Fox, " I can't really tell

    Who put such a thought in your head:

 

    "For I've always liked geese more than other birds,

    And you of your race I've loved best."

    But the Goose ne'er heeded his flattering words,

    So hungry he went to his rest.

 

    Next week she beheld him again appear,

    "Let me in very quick," he cried,

    "For the news I've to tell you'll be charmed to hear,

    And 'tis rude to keep me outside."

 

    But the Goose only opened one window-pane,

    And popped out her pretty red bill,

    Said she, "Your fair words are all in vain,

    But talk to me here if you will."

 

    "Tomorrow," he cried, " there will be a fair,

    All the birds and the beasts will go;

    So allow me, I pray, to escort you there,

    For you will be quite charmed I know."

 

    "Many thanks for your news," said Ganderee,

    "But I had rather not go with you;

    I care not for any gay sight to see," --

    So the window she closed, and withdrew.

 

    In the morning, howe'er, her mind she changed,

    And she thought she would go to the fair;

    So her numerous feathers she nicely arranged,

    And cleaned her red bill with much care.

 

    She went, I believe, before it was light,

    For of Reynard she felt much fear;

    So quickly she thought she would see each sight,

    And return ere he should appear.

 

    When the Goose arrived she began to laugh

    At the wondrous creatures she saw;

    There were dancing bears, and a tall giraffe,

    And a beautiful red macaw.

 

    A monkey was weighing out apples and roots;

    An ostrich, too, sold by retail;

    There were bees and butterflies tasting the fruits,

    And a pig drinking out of a pail.

 

    Ganderee went into an elephant's shop,

    And quickly she bought a new churn;

    For, as it grew late, she feared to stop,

    As in safety she wished to return.

 

    Ere, however, she got about half the way,

    She saw approaching her foe;

    And now she hissed with fear and dismay,

    For she knew not which way to go.

 

    But at last of a capital plan she bethought,

    Of a place where she safely might hide;

    She got into the churn that she had just bought,

    And then fastened the lid inside.

 

    The churn was placed on the brow of a hill,

    And with Ganderee's weight down it rolled,

    Passing the Fox, who stood perfectly still,

    Quite alarmed, though he was very bold.

 

    For the Goose's wings flapped strangely about,

    And the noise was fearful to hear;

    And so bruised she felt she was glad to get out,

    When she thought that the coast was clear.

 

    So safely she reached her own home at noon,

    And the Fox ne'er saw her that day;

    But after the fair he came very soon,

    And cried out in a terrible way, --

 

    "Quick, quick, let me in! oh, for once be kind,

    For the huntsman's horn I hear;

    Oh, hide me in any snug place you can find,

    For the hunters and hounds draw near."

 

    So the Goose looked out in order to see

    Whether Reynard was only in jest;

    Then, knowing that he in her power would be,

    She opened the door to her guest.

 

    "I'll hide you," she said, " in my nice new churn."

    "That will do very well," said he;

    "And thank you for doing me this good turn,

    Most friendly and kind Ganderee."

 

    Then into the churn the Fox quickly got;

    But, ere the Goose put on the top,

    A kettle she brought of water quite hot,

    And poured in every drop.

 

    Then the Fox cried out, "O! I burn, I burn,

    And I feel in a pitiful plight;"

    But the Goose held fast the lid of the churn,

    So Reynard he died that night.

 

    Moral

    Mankind have an enemy whom they well know,

    Who tempts them in every way;

    But they, too, at length shall o'ercome this foe,

    If wisdom's right law they obey.